Victime d’un acte criminel

Le crime

Nous sommes le 31 août 2011. Je termine ma journée de travail, il est 15 h 30. Je suis seule en voiture et je me dirige vers un centre commercial. Je roule, et vers 15 h 45, un individu entre dans ma voiture, côté passager. Il me crie après pour que je parte avec lui. Il me séquestre, me retient, me pousse, sacre après moi, etc. Je refuse de partir avec lui. Il me retient et me blesse. Je réussis à sortir de l’auto et il se sauve avec mon véhicule.

Ses conséquences

Je me croyais au-dessus de cet événement. Les deux semaines qui ont suivi, je continuais de travailler comme si de rien était. Une certaine journée, j’ai reçu plusieurs appels, soit : du garage, me disant que mon auto était réparée (mon véhicule avait été retrouvé quelques jours après l’événement), du procureur et de la police. Par après, j’ai dû quitter mon emploi, car à ma grande surprise, je n’étais plus capable de fonctionner normalement. La police m’a référée au CAVAC et celui-ci m’a conseillé de me faire suivre en psychologie et m’a demandé si j’acceptais un suivi avec le Centre d’étude sur le trauma de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine… J’ai accepté !

Mon rétablissement

Une personne de ce centre m’a appelée dès le lendemain et j’ai obtenu un rendez-vous dans la même semaine. Au premier rendez-vous, on m’a expliqué que je pouvais avoir quatre rencontres de deux heures avec une psychologue et que même mon conjoint bénéficierait d’une rencontre d’une heure avec cette même psychologue et qu’ensuite, il y aurait des rendez-vous sur place et / ou téléphonique. Mes rencontres avec la psychologue ont été très bénéfiques. Ça m’a permis de me comprendre à nouveau et de faire la lumière sur l’événement et de l’accepter. Ça m’a aussi outillée et aidée à reprendre confiance en moi et enfin reprendre ma vie en main. Ce que j’ai apprécié avec ce centre, c’est le fait que mon conjoint ait eu le droit à une consultation. Cela lui a permis de mieux comprendre mes réactions. Ma vie continue.