Pour mieux aider les victimes d’actes violents

Selon l’Enquête sociale générale de 2009 (Statistique Canada), environ 6 % de la population canadienne de 15 ans et plus rapporte avoir été victime d’un crime violent au cours des 12 mois précédents. Dans près de 80 % des cas, ce type d’événement provoquera un choc émotionnel chez les victimes. Les réactions anxieuses et dépressives des victimes d’actes violents sont généralement plus intenses que celles des personnes qui vivent d’autres types de traumas (ex. : accident de la route ou de travail). Il est également fréquent de constater que la façon dont la personne perçoit le monde qui l’entoure puisse être changée de façon temporaire ou permanente. Ainsi, plusieurs victimes de violence peuvent se sentir dépassées par ce qu’elles ont vécu et avoir besoin de soutien pour composer avec la situation. Il semble que pour que cette aide soit efficace, elle doit satisfaire un besoin de la victime. À ce jour, il y a peu de connaissances sur l’évolution des besoins de soutien spécifiques aux victimes d’actes violents (par exemple pouvoir parler de l’événement sans se sentir jugé; obtenir de l’information sur le système de justice; recevoir des conseils pour surmonter les symptômes post-traumatiques). De plus, il peut être difficile pour les proches de déterminer quels sont les comportements aidants pour la victime, en particulier lorsque les proches vivent eux-mêmes des réactions émotives telles qu’un sentiment d’impuissance, de choc, de rage ou de doute envers les autres.

Une meilleure connaissance de l’évolution des besoins de soutien et de la recherche d’aide des victimes permettrait d’obtenir une plus grande efficacité sur le plan de l’aide spécifique à apporter auprès de cette clientèle. Le CET propose une étude afin de venir en aide aux victimes d’actes violents. N’hésitez pas à communiquer avec nous pour plus de renseignements ou pour y participer.