Pour les proches

Très souvent, le fait de parler à l’entourage (famille, amis, collègues, etc.), d’exprimer ses craintes, ses émotions, ses inquiétudes constituent d’excellents moyens qui permettent de dédramatiser l’acte criminel, de trouver des solutions, et même de faire ressortir des conséquences positives face à un événement qui, de prime abord, semble catastrophique. Cependant, les proches ne savent pas nécessairement quoi faire pour aider la victime et ceci est tout à fait normal. Les proches adoptent intuitivement certains comportements qui peuvent s’avérer utiles lors d’événements stressants normaux. Toutefois, les événements traumatisants et les conséquences qu’ils entraînent sont de nature différente et peuvent entrainer des réactions de stress beaucoup plus intenses. Conséquemment, les comportements de soutien habituels peuvent s’avérer insuffisants et peuvent même nuire au bien-être de la victime et ce, même si l’intention était bien positive au départ. Voici certaines suggestions concernant les façons dont un(e) proche peut apporter du soutien à la personne qui a été victime d’un acte criminel :

L’encourager à parler de l’événement.

Pourquoi ? Une discussion ouverte et non culpabilisante pourrait contribuer à lui faire voir les événements sous de nouveaux angles.

Ne pas critiquer négativement ses réactions ou le temps qu’elle prend pour se remettre de l’événement.

Pourquoi ? Les critiques négatives sont fréquemment vécues comme des agressions de la part des victimes et peuvent ralentir le processus de récupération plutôt que l’accélérer.

Ne pas minimiser l’ampleur de l’événement et de ses conséquences.

Pourquoi ? Se faire dire que ce n’est pas si grave que ça, que le temps va arranger les choses, etc., génère de la culpabilité plutôt qu’un mieux-être.

L’encourager à chercher de l’aide professionnelle au besoin.

Pourquoi ? Les victimes, particulièrement les hommes, peuvent avoir tendance à vouloir surmonter seules leurs réactions de stress aigu, même lorsqu’elles se prolongent au-delà de plusieurs mois. Leur état de détresse peut alors se chroniciser et se développer notamment en un état de stress post-traumatique.