Quelques mythes sur les agressions sexuelles

Les mythes sont des attitudes et des croyances qui sont généralement fausses et stéréotypées. Les mythes au sujet des agressions sexuelles sont nombreux. Ils ont pour fonction de banaliser ou nier les agressions sexuelles et de faire porter la responsabilité aux victimes. Cela permet aux individus de ne pas se confronter à la réalité et à l’étendue de la problématique des agressions sexuelles. Le sentiment de sécurité de même que la croyance que le monde est juste (les mauvaises choses arrivent à ceux qui le méritent) sont ainsi préservés. En voici quelques-uns :

Les agresseurs sont des inconnus.

Dans la majorité des cas, la victime connaît son agresseur. En effet, près de 8 victimes sur 10 connaissent leur agresseur.

Les hommes sont incapables de contenir leurs pulsions sexuelles.

La plupart des agressions sexuelles sont préméditées. L’agresseur s’assure de développer une relation de confiance avec la victime, de planifier l’agression. L’agression sexuelle ne découle pas d’un désir sexuel mais d’un besoin de soumettre l’autre, d’avoir du pouvoir. Il s’agit d’un acte de violence, de prise de contrôle où la sexualité est utilisée comme une arme.

Seul un certain type de femmes est agressé. Les victimes provoquent les agressions sexuelles par leurs attitudes et comportements.

Toutes les femmes peuvent être victime d’agression sexuelle, et ce, peu importe l’âge, le milieu d’origine, la réputation, le milieu social et le comportement.

Il ne s’agit pas d’une agression sexuelle si la femme s’est présentée au domicile de l’homme ou si aucune arme n’est utilisée.

Pour plusieurs, l’agression classique serait commise par un étranger qui utilise une arme, qui agresse avec beaucoup de violence, à l’extérieur, dans une ruelle sombre. Toutefois, pour la majorité des victimes, ces éléments sont absents. En effet, la plupart sont agressées par une connaissance, dans une résidence privée.

***

Il importe d’être conscient des mythes au sujet des agressions sexuelles, car ils ont des conséquences néfastes pour la victime. En effet, de telles conceptions peuvent engendrer des reproches, ainsi que la négation du sérieux de l’agression et de l’expérience vécue par la victime. Elles influencent le soutien offert et sont ainsi une entrave au rétablissement.

Pour plus d’information sur cette problématique, consultez le site Web du Regroupement québécois des CALACS : www.rqcalacs.qc.ca

Vous pouvez appeler au 514 529-5252 ou à la ligne d’écoute pour les victimes d’agression sexuelle au 1 888 933-9007.