Zoom sur l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes

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Le 13 mars dernier, Marie-Hélène Blanc, directrice générale de Plaidoyer-Victimes, et Katia Leroux, agente de recherche et d’information, ont généreusement répondu à nos questions.

L’Association

D’où vient votre nom Plaidoyer-Victimes ?

« Plaidoyer-Victimes » a été choisi parce que le nom reflète bien l’idée de défendre la cause des victimes d’actes criminels.

En quelques mots, quelle est votre principale mission ?

Notre mission consiste à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des victimes d’actes criminels.

Pouvez-vous nous parler brièvement de votre association et de son historique ?

Tout cela est parti de Micheline Baril qui était à l’époque chercheuse au Centre international de criminologie comparée, et professeure à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Madame Baril s’est alors entourée de collaborateurs, car le manque de connaissances et de services offerts aux victimes d’actes criminels était flagrant. Deux ans plus tard, en 1984, Plaidoyer-Victimes est né.

Notre organisme a contribué au développement de nombreux programmes, services et initiatives qui ont permis l’amélioration des pratiques à l’endroit des victimes. Nous effectuons encore régulièrement des représentations auprès d’instances tant provinciales que fédérales dans le but de promouvoir les droits des victimes. Nous avons réalisé des projets majeurs : à la fin des années 80, nous avons initié le projet pilote sur la déclaration de la victime au tribunal, et en l’an 2000, nous avons organisé le Xe Symposium international de victimologie à Montréal, en collaboration avec la Société mondiale de victimologie.

Les victimes

De quelle façon votre association peut-elle contribuer à l’amélioration des services pour les victimes d’actes criminels ?

Nous offrons des formations qui s’adressent aux intervenants pour mieux les sensibiliser et les outiller dans leurs interventions auprès des victimes d’actes criminels. Nos outils de sensibilisation répondent aux besoins d’information des intervenants et des victimes. D’ailleurs, le Guide sur les rapprochements sexuels entre professionnels de la santé et clients a été élaboré à la suite d’une demande d’une victime qui n’avait pas trouvé réponses à ses questions lorsqu’elle a été confrontée aux différentes instances de justice.

Nous ne sommes pas un service de première ligne, mais nous offrons un service d’information, de soutien et de référence pour les victimes. C’est surtout en lien avec l’exercice de leurs droits et recours que les victimes nous contactent.

Le mot de la fin

Prévoyez-vous certains projets importants dans un avenir rapproché ?

Un de nos projets actuels, c’est la production du Guide des droits des victimes au Québec. Nous voulons guider les victimes d’actes criminels dans l’exercice de leurs droits et de leurs recours, en leur fournissant des informations pertinentes qui répondent à leurs préoccupations et facilitent leurs démarches. Le lancement de ce Guide est prévu dans un an.

En un mot, qu’est-ce que les gens devraient retenir de votre association ?

Notre mission est unique au Québec. Plaidoyer-Victimes travaille depuis presque trois décennies à la défense des droits de l’ensemble des victimes d’actes criminels. Elle l’a toujours fait en partenariat et concertation avec plusieurs autres personnes et organisations.

Coordonnées de l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes

Téléphone : 514 526-9037
Courriel : aqpv@aqpv.ca
Site Web : www.aqpv.ca